En ce mois de mars, le printemps sonne à nos portes. Quelques belles journées ensoleillées, réveillent nos envies de sortir de chez soi, de bouger, de se balader.
L’arcane de l’Impératrice (3) nous invite à communiquer, à déployer ses idées, ses projets, à s’aligner entre ce que je pense, je dis, je fais.
Petite, mes parents communiquaient peu leurs ressentis, leurs sentiments ; ils ne savaient pas trop comment faire. Moi-même, j’ai appris à cacher ma tristesse, ma colère quand je sortais de la maison et m’amusais avec mes copines de classe. Je compartimentais ma vie.
Peu à peu, j’ai éclos et osé exprimer mes émotions, la joie, la colère, mais je taisais encore ma tristesse et mes peurs. Au fil du temps, je les dévoile, par couches, entourée d’un cercle de bienveillance.
Au sein de la famille, je suis celle qui communique vers l’extérieur, les nouvelles, les rendez-vous, celle qui appelle pour prendre des nouvelles ou envoie des messages, parfois sans réponse.
Mais, même si la parole s’est libérée par rapport à mon passé, est-elle pour autant totalement libre ? Je ne le crois pas. Il reste du chemin à parcourir pour s’autoriser à tout dire, pour oser se dire ce que l’on a sur le cœur, pour oser avouer ses faiblesses, ses défaillances, pour oser demander de l’aide, pour oser se montrer telle que l’on est, pour oser dire « je t’aime, tel que tu es », pour oser dire « je t’accepte avec tes qualités et tes défauts ».
Depuis quelques semaines, je retranscris dans un carnet, « tout ce que je n’ai pas pu te dire », adressé à chacun de mes enfants. Heureusement, ils ne sont que 2. J’y retrace ces moments de doute, d’inquiétude, de fierté que je n’ai pas partagé directement avec eux. Ces instants où par peur de manquer d’humilité, je ne leur ai pas dit : « tu es le meilleur », « tu es génial(e) », « tu es magnifique », « tu es parfait à mes yeux », « tu es fabuleux(se) », « tu peux être fier(e) de toi », « tu mérites le bonheur », …
Je pense leur avoir transmis plein d’amour et de tendresse, mais les mots ont parfois manqué. J’ai tu mes angoisses, qui parsemaient mes nuits blanches.
Alors au lieu d’attendre qu’il ne soit trop tard, si au cours de ce mois, nous prenions le pli de dire à notre entourage (compagnon, mari/épouse, enfants, amis), pourquoi nous les aimons, ce qui les rend uniques et fabuleux, pourquoi ils peuvent être fiers d’eux.
Gardons des intentions pour nous-même et envoyons nous une tonne d’affirmations positives, enrobées de tendresse et d’amour pour notre enfant intérieur.
Beau mois de mars à tous.


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